On le connaît tous ! Il faut être un vrai corniaud pour ne pas l'avoir déjà vu galoper, comme les hussards, à la télévision.
Avec plus de 130 films, il est et il reste Notre acteur. Il reste semer la zizanie entre nos chaînes de télévision. Il hiberne, du verbe hibernatus, dans notre cinéma.
Son physique ? On le connaît à peu prés !
Si son sosie, ou son tatoué, je sais plus comment on dit ; faisait le traversée de Paris, il ne passerait pas ni vu, ni connu. Pourtant, ce n'est pas le garde champêtre en uniforme, ni Fantômas !
Il est petit, il est maigre, il a 3 cheveux qui se battent en duel sur son crâne : Oscar, Jo et Pouic-pouic ; ses yeux pétillent comme ceux de l'avare sur l'or, ses mains ne tiennent pas en place, comme le reste de lui-même ; sa bouche et ses yeux s'écartent et se déforment pour faire ses grimaces... il est pire qu'un homme orchestre, vouloir le maintenir en place devient la grande vadrouille.
Son caractère ? On le connaît encore mieux !
Il est presque doux. Il bondit, il est là, il est plus là, il est ici, il est là-bas, il crie, il chante, il danse, il court...
Il est espiègle, rusé, avare, mystérieux, hypocrite ; et surtout : faux jeton ! Mais si on le connaît ainsi, il est bon aussi d'annoncer – comme nous l'a demandé de faire Rabbi Jacob – d'annoncer donc, que c'était aussi un grand timide, souvent sur un arbre perché, pour qu'on ne le voie pas.
Et ses yeux pétillaient aussi devant l'aile ou la cuisse d'un poulet – pas le gendarme, je précise – et sa bouche s'ouvrait volontiers pour de la soupe aux choux. Pourvu que ce soit de la bonne cuisine. Car il peut se le payer le grand restaurant, toute la folie des grandeurs ; il peut se payer un bateau – le « petit baigneur » je crois bien – il ne doit pas dire « faites sauter la banque » pour se payer une belle américaine – la voiture, pas la... – ou même, il peut se les payer les grandes vacances.
Ah, oui ! On s'en souvient !
Ces cris, ces poissons d'avril, ces jeux de mots, ces bondissements, ces rugissements, ces grimaces... ce Louis de Funès !
Joseph Challierhttp://jobarrays.skyrock.com/